Khaos 1795 ou le jour où Roland Dumas décida de prendre les armes

Bonjour à tous!

Avec Khaos 1795, Les 12 singes ont décidés non seulement de nous honorer de l’industrialisation du concept de Jeux de Rôle clé en main, mais en plus, ils l’ont fait bien :  Une merveille vous dis-je, un joyau, une beauté, une pure beauté comme on les aime : Du jeux de rôle intéressant, éducatif, et sombre à souhait !

Khaos (prononcer Khaossss quand on est intime) est le premier jeu de la collection « Intégrales » , comprenant une  série de jeux « clefs en main » basés  sur le même système (plutôt simple et bien fait), comprenant dans un seul package,  les règles, le monde et la campagne qui va bien le tout dans un petit format très pratique.

Concernant Khaos, le concept original en marquera plus d’un et en effraiera les autres (eux la les historiens) : la révolution Française a mal tourné ! Oh si, le roi a eu droit à sa fête personnelle avec son amie la  guillotine, mais c’est après que ça s’est mal passé. En 1795, le jour ou l’impitoyable Fouquier Thinville s’est occupé de Robespierre, un énorme oeil enflammé  surgit au dessus de l’observatoire de Paris et projette son regard menaçant sur la capitale.

Un régime de terreurs s’empare de la France gouverné par le trium virat infernal de Fouquier Thinville, l’infâme Saint-Just et le jeune Capitaine des armées Bonaparte (Rien que ça !). L’Europe contemple avec horreur la nouvelle France et commence à trembler…

Seules 5 organisations de héros, issus à la fois de  l’ancienne Noblesse (enfin ce qu’il en reste…) et des récents révolutionnaires, se lèvent pour tenir tête à la terreur : Les citoyens corsaires (révolutionnaires terroristes ayant le panache et la grande classe des corsaires de l’époque), le jeu de paume (les médecins et autres organisateurs), le cabinet des ombres (les espions du roi !), la garde nationale (les restes flamboyants de l’armée), et le siècle des lumières (les savants et philosophes). Vous avez deviné, nos Pjs en font partie !

Rien que ça pourrait constituer un monde de bonheur pour nos chers Pjs. On s’attendrit en les imaginant fomenter des coups d’éclats, espionner à tout va, et tenter de mettre le régime à bas, mais ce n’est pas tout… Et c’est bien ça, qui fait de ce jeu une perle inestimable du paysage JDR actuel : l’Oeil corrompt,et pas qu’un peut !  Il entraîne une sorte de déformation de la réalité avec des impacts très variés : Les immeubles changent de place, les animaux et les forêts ou parcs de Paris mutent effroyablement, une sorte de chancre noir a colonisé le canal Saint Martin, les suppôts de l’oeil disposent de chiens à 2 têtes irascibles, de chevaux démons, de corbeaux espions… Mais ce n’est pas tout, cette distortion peut aussi être utilisée à l’avantage de nos pjs qui bien sur ont appris à la manipuler (via le siècle des lumières), permettant de faire apparaître une marche au bon endroit au bon moment, de créer une brume noirâtre les effaçant aux yeux de gardes énervés, leur permettant de sauter de 2 etages… bref… que du bonheur. On est d’ailleurs encore plus heureux , quand on sait que plus ils en abusent, plus ils attirent l’attention de l’oeil, et plus celui ci a de possibilité de les enquiquiner : un rêve pour tout Mj sadique (citez m’en un qui ne le soit pas !)

J’ajouterais un soupçon d’occultisme avec des objets utilisant cette fameuse distortion de la réalité, une campagne plutôt bien ficelée (nécessitant pas mal de boulot pour faire vivre Paris à vos Pjs comme il se doit quand même), un final en beauté et inattendu…

Le plus drôle, c’est que cela a tellement plus qu’ils ont transgressé le concept en sortant un supplément sur Nantes, mais chut… nous verrons cela dans un autre article !

FONCEZ  ! Ah Ca ira, ça ira.. !

http://www.les12singes.com/sousrubrique.php3?id_rubrique=21

Ps : A noter que la trilogie de romans « l’Enjomineur » de Pierre Bordage est une excellente source d’inspiration en plus d’être un super bouquin… A bon entendeur…

Sire Lunathir (Pour vous servir)

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Une réponse à “Khaos 1795 ou le jour où Roland Dumas décida de prendre les armes”

  1. Thomas B. dit :

    J’ai hâte d’essayer !

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