Casus Belli, ou le retour de Kroc le Bô

Toujours pas de Casus Belli #6 ?! Et pour cause, car Casus est mort…

Mais notre cher magazine ne saurait mourir sans qu’un prêtre ne le ressuscite (à moins qu’il s’agisse d’un druide et du sort de réincarnation, comprenne qui pourra), et ce dignitaire de la volonté des dieux n’est autre que le duo Black Book Editions + Didier GUISERIX  !

Black Book Editions est une maison d’édition lyonnaise ayant vu le jour en 2004 et spécialisée dans le jeu de rôle et le jeu de société. Parmi ses publications, nous trouvons entre autre chose : Shadowrun, Pathfinder, Polaris, Deda Lands, EarthDawn, Pavillon Noir, ainsi que Chroniques Oubliées. De plus sa politique d’un livre acheté sur sa boutique en ligne = la version PDF offerte, lui procure une légère longueur d’avance sur ses concurrents.

Quant à Didier GUISERIX, il est le premier rédacteur en chef de Casus Belli de 1983 à 1999, membre de la rédaction de la nouvelle formule de 2000 à 2006, et enfin il continua d’observer son bébé 2 fois ressuscité avec une certaine distance, mais toujours autant d’affection.

Mais laissons donc la parole à Didier GUISERIX et Stéphane GALLOT :

C’est officiel. Casus Belli ne s’arrêtera pas. Mais un peu plus de 31 ans après sa création dans une petite cuisine parisienne, c’est Black Book Editions qui récupère le bébé de Didier Guiserix et François Marcela-Froideval. Mais laissons la parole à Stéphane Gallot de feu Casus Belli Presse et à… Didier Guiserix, qui signe son grand retour à la tête du vaisseau-mère.

Stéphane Gallot : 

« Salut les gars !

« Le monde réel est un univers cruel où le MJ n’est pas corruptible à coups de gâteaux et à grands renforts de cafés. Un univers cruel où lorsque la banque vous tourne le dos, aucun jet de sauvegarde ne peut vous aider à vous relever.
Mais le monde réel est aussi un lieu formidable ! Un lieu où quand on se fait backstabber au cœur d’un donjon, quelques fous furieux ressortent leurs armures d’antan et s’enfoncent dans les ténèbres à votre suite pour vous tendre la main. C’est ce qui nous est arrivé.
Voilà près d’un an que l’aventure Casus a repris, que notre magazine de jeu de rôle a retrouvé le chemin des kiosques. Ce fut une année faste, de vraies montagnes russes pour toute l’équipe du mag’. En faisant le bilan, on doit admettre quelques fumbles, mais aussi de franches réussites. Finalement, il y a deux mois, au terme de nombreuses tentatives désespérées pour relancer la machine, nous avons été vaincus. La faute à pas de bol, à l’époque, au manque de couilles de certains, et la nôtre aussi certainement – car nous aurions pu faire mieux, c’est une certitude.
Mais point de tristesse, la société Casus Belli Presse est morte, mais Casus Belli est un phénix, destiné à renaître toujours de ses cendres, plus beau, plus grand, plus fort, et dopé aux XP par des accrocs du minimaxage. Casus s’apprêtent bel et bien à se relever, répondant à l’appel de son plus vieux maître, à qui je laisse la place derrière l’écran. »

Didier Guiserix : 

« Avé les gens, Ugh, pied-tendre. Tout le monde reconnait que vous aviez le feu sacré pour relancer Casus, mais attendez-vous à ce que les pros de la profession qui vous avaient donnés les « bons-conseils-pas-écoutés » vous tirent les oreilles à votre prochaine rencontre.
Bon, quoi qu’il en soit, quand les gars de Black Book, appelés à la rescousse pour la distribution et des conseils de gestion, ont vu que c’était trop tard, ils ont proposé de rattraper le titre au vol pour ne pas le laisser disparaître à nouveau. Ayant grandi avec Casus et vécu eux-mêmes l’expérience magazinistique avec Black Box, ils m’ont proposé de rejoindre la rédaction pour y faire le vieux sin… sage dans le siège de red-chef. Merci de votre accueil et… au boulot !
Ma mission, par délégation de confiance de David Burckle, c’est de réunir ce qu’il y a eu de mieux dans toutes les incarnations de Casus, d’y faire collaborer toutes les générations de contributeurs (nouveaux, moins nouveaux, grands anciens, et pas QUE de Casus) et toutes les sensibilités. Le but est de jouer les qualités particulières que conserve un magazine papier pour participer à l’essor de tout ce qui fait de créatif dans le domaine du JdR, mais pas d’hésitation à recuisiner dans les vieux pots des recettes oubliées (ce qui ne veut pas dire faire du réchauffé). Il y aura plus de rubriques et plus de facettes dans celles qui existent. Pour le détail, il faudra attendre la surprise de ce Casus Belli reboot…
Dans la forme, le premier apport de David et Damien (Coltice, qui maquettera) a été de proposer de muter vers le format « mook » façon IGmag (et Di6dent) et nous avons tout de suite été sur la même longueur d’onde. La périodicité va (re)passer en bimestriel. C’est le rythme cardiaque du jeu de rôle, il faut assumer ses gènes. Vu le marché et les dernières aventures du magazine, la distribution va plus que probablement passer en librairies : pour ceux qui l’ignorent, les kiosques sont si nombreux (30 000) que pour y être « vu » on saupoudre un exemplaire par ci, un par là ; le résultat est que près de 60% de ces numéros sont « invendus », des milliers de magazine qui ont été imprimés et qui coûtent encore des frais de « retour et destruction ». Un gâchis qui n’est compensé qu’avec des ventes importantes, et des sous qui seraient mieux employés dans la réalisation du mag que dans sa distribution. Là, les adresses des points de vente seront disponibles sur le site Casus, et l’avantage est qu’il sera plus facile de servir la Belgique et la Suisse…
Vu les changements, il était impossible de sortir avant les vacances, et stupide de le faire pendant celles-ci, donc Casus Belli ressortira courant septembre. Bimestriel et plus gros, il sera donc forcément d’un prix plus élevé.
Phénomène bizarre inévitable, le Casus Belli nouveau doit redémarrer au numéro 1 : Casus Belli Presse est en liquidation, Black Book n’a pu reprendre que le titre et l’équipe. Cela pose le problème des abonnements, BBE ne souhaitant pas abandonner les piliers d’un mag que sont les abonnés, ils recevront prochainement un mail leur proposant plusieurs solutions pour ne pas perdre le bénéfice de leur abonnement et continuer de recevoir Casus Belli dans leur boite aux lettres.

Stéphane : 

Donc pour résumer… pas de Casus cet été mais un retour en force en septembre, une distribution orientée vers les librairies et boutiques de JdR plutôt que centrée en kiosque, un changement de format vers le mook, un mag’ plus balèze, un rythme de parution plus régulier avec retour au bimestriel, et une équipe agrandie avec entre autres des vétérans de la belle époque. Il va y avoir du boulot !

Didier : 

Et ça commence maintenant ! Tu m’accompagnes Stéphane ? J’ai l’intention de rendre visite à un vieil ami gob increvable…

Tout cela augure plein de bonnes choses pour notre bon Casus, et puisse Gygax veiller sur lui.

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